« À force de naviguer dans une actualité économique incertaine, nous pourrions être tentés par le découragement. Chaque semaine apporte son lot de réformes, d’annonces fiscales ou sociales qui tombent comme des couperets. Jamais les chefs d’entreprise n’ont autant été appelés à se transformer, à innover, à s’adapter… et jamais ils n’ont eu aussi peu de visibilité de la part de ceux qui légifèrent.
Alors, oui, nous pouvons nous interroger : l’entreprise est-elle encore considérée comme un bien commun à protéger, ou seulement comme une variable d’ajustement ?
Soyons clairs : les PME n’ont pas besoin de privilèges. Elles ont besoin de cohérence. De prévisibilité. De confiance. Elles ne demandent pas des aides, mais qu’on cesse de leur ajouter des normes, des charges, du flou et, trop souvent, de la défiance.
À la CPME du Rhône, nous savons combien chaque texte, chaque nouvelle règle, a un impact très concret : sur les trésoreries, sur les recrutements, sur les transmissions, sur la capacité à se projeter. C’est pourquoi nous alertons, nous revendiquons, nous agissons.
Notre organisation n’est pas un spectateur de la complexité : c’est un acteur.
Dans les chambres consulaires, dans les commissions nationales, dans les tribunaux, dans les réseaux locaux, nous portons la voix des indépendants, des artisans, des TPE et des PME. Nous menons des combats essentiels : la revalorisation du travail, la lutte contre les arrêts abusifs, la transmission d’entreprise, la mise en place d’une fiscalité stable et équitable.
Mais surtout : nous tenons bon. Et nous appelons à la mobilisation.
Chaque chef d’entreprise peut, à sa manière, faire entendre la voix des PME. Dans ses mandats. Dans ses réseaux. Dans ses territoires.
Ne nous résignons pas.
Ce que nous défendons est juste : la reconnaissance du travail, la valorisation de l’engagement et la protection de notre économie de proximité.
La CPME est à vos côtés. Plus que jamais. »