Le 15 octobre, dans le cadre du Campus des Entrepreneurs, Étienne Rivoallan (UpToNum) animera un atelier à destination des dirigeants de PME. À cette occasion, il nous partage quelques clés pour identifier les tâches que l’intelligence artificielle peut simplifier et choisir des outils accessibles afin de libérer du temps pour les activités à plus forte valeur ajoutée.
Facturation, devis, comptes rendus, relances, reporting, mails, veille… Ces tâches récurrentes grignotent chaque semaine un temps que les dirigeants préféreraient consacrer à leur stratégie et à leurs clients. Beaucoup savent que l’intelligence artificielle peut les aider, mais ne savent pas par où commencer ni quels outils choisir parmi les nombreuses solutions disponibles. L’enjeu de cette formation est de leur apporter une méthode simple pour repérer les cas d’usage pertinents, les formaliser et les mettre en œuvre sans bouleverser l’organisation existante.
Dans la quasi-totalité des PME accompagnées par UpToNum, on retrouve les mêmes irritants : la recherche d’informations, la saisie et le suivi des factures, les relances d’impayés, le traitement des mails, la rédaction de comptes rendus de réunion ou de chantier, la production de reportings ou de présentations et la mise à jour de tableaux.
Ces tâches sont indispensables au fonctionnement de l’entreprise, mais elles sont aussi répétitives, chronophages et rarement valorisantes pour ceux qui les réalisent. Le problème n’est donc pas leur existence, mais le temps qu’elles absorbent.
Beaucoup de dirigeants pressentent le potentiel de l’intelligence artificielle sans savoir réellement comment l’exploiter ni quelle méthode adopter pour obtenir des résultats professionnels. C’est précisément le point de départ de l’atelier : partir du quotidien réel des participants plutôt que d’une présentation théorique de l’IA.
Il existe désormais des outils grand public, simples à prendre en main et peu coûteux, qui permettent de traiter des tâches entières. Ils peuvent, par exemple, générer le compte rendu structuré d’une réunion, rédiger une réponse à un mail client, extraire les informations clés d’un document, transmettre chaque jour une veille technique ou concurrentielle, ou encore produire un devis à partir d’un entretien client et d’un catalogue.
Je distingue toujours trois niveaux de complexité : les outils grand public utilisables immédiatement, les tâches plus avancées qui nécessitent d’organiser un petit processus et les besoins spécifiques qui justifient un outil sur mesure ou un développement particulier.
L’atelier se concentrera volontairement sur le premier niveau, celui que chaque participant peut activer dès le lendemain, sans investissement lourd ni compétence informatique particulière.
Je constate souvent que la principale difficulté n’est pas de réaliser une tâche dans un outil d’IA, mais de savoir identifier, formaliser et décrire précisément la tâche à lui confier. J’aborderai donc à la fois l’utilisation des outils et la méthode permettant de choisir et de préparer les actions à traiter.
Mon approche s’appuie sur vingt années passées en direction opérationnelle avant de devenir consultant : je privilégie le pragmatisme à la théorie.
La matinée s’articulera en trois temps. Nous commencerons par une présentation de l’environnement actuel des outils d’intelligence artificielle et des méthodes permettant de repérer et de formaliser les tâches à leur confier. Nous poursuivrons avec des démonstrations d’outils appliqués à des situations réelles. Enfin, les participants présents sur place travailleront en groupe sur des cas simples issus de leur propre quotidien.
Nous partirons toujours du problème métier, jamais de l’outil : c’est la difficulté rencontrée par le dirigeant qui doit orienter le choix de la solution, et non l’inverse.
À l’issue de la matinée, chaque participant repartira avec une méthode applicable à son entreprise, des pistes concrètes et directement actionnables ainsi que des noms d’outils adaptés à ses besoins. C’est cette approche orientée vers les résultats, plus que la technologie elle-même, qui fait la différence sur le terrain.