"Produire autrement, réconcilier impact et réalité terrain"

L’interview de Jean-Philippe TEILHOL

À travers son jeu de cartes “Fair(e) l’Industrie”, la CPME du Rhône met en lumière des PME industrielles engagées.

Rencontre avec Jean-Philippe TEILHOL, dirigeant des Nouvelles Pailles, une entreprise qui réinvente les usages… et l’image de l’industrie.

 

Vous portez une vision engagée de l’industrie. Qu’est-ce qui vous anime au quotidien ?

À l’origine, il y a une conviction simple : on peut produire autrement, sans renoncer ni à la qualité, ni à l’expérience.

On est partis d’un problème concret — la fin des plastiques à usage unique — avec des alternatives qui ne tenaient pas la route. On a voulu proposer des produits biosourcés, performants et réellement utiles.

Aujourd’hui, ce qui nous anime, c’est d’aller plus loin en permanence :
on investit près de 10 % de notre chiffre d’affaires en R&D pour améliorer nos formulations, réduire encore l’impact carbone, et développer de nouveaux usages.

Mais l’engagement ne s’arrête pas là.
On porte aussi une vision sociale et territoriale de l’industrie :

  • plus de la moitié de nos collaborateurs sont en situation de handicap
  • on travaille avec un écosystème local de fournisseurs
  • on produit en France

 

Pour nous, l’industrie doit être à la fois utile, responsable et ancrée dans son territoire.

En quoi vos métiers illustrent-ils une industrie en pleine transformation ?

Nos métiers montrent justement que l’industrie est en train de changer en profondeur.

On est dans un secteur souvent perçu comme “ancien” ou polluant, alors qu’en réalité, on travaille aujourd’hui sur des matières innovantes, biosourcées, compostables.

Les compétences évoluent, mais restent essentielles :

  • comprendre la matière
  • piloter des machines complexes
  • garantir des exigences très élevées en qualité

Ce sont des métiers très concrets, où l’on voit directement l’impact de son travail.

Le vrai enjeu aujourd’hui, c’est de réconcilier perception et réalité.
Parce que ces métiers sont utiles, techniques, et porteurs de solutions — mais ils restent encore trop méconnus.

L’industrie a changé. Il faut maintenant que son image change aussi.

 

       

Pourquoi vous êtes-vous engagé dans la démarche portée par la CPME du Rhône ?

Parce qu’on a tous un rôle à jouer pour redonner envie d’industrie.

Beaucoup de jeunes — et de parents — ne savent pas ce qu’on fait réellement dans nos métiers. Le jeu de cartes permet de rendre ça visible, concret, accessible.

C’est une approche simple, mais avec un vrai impact :
on parle de missions, de quotidien, d’utilité. Et ça change tout.

De notre côté, c’est aussi une manière de partager notre vision :
une industrie plus propre, inclusive et innovante.

Si on veut attirer des talents, il faut commencer par mieux raconter nos métiers.
Et c’est exactement ce que permet cette initiative portée par la CPME du Rhône.

 

retour
clear
retour
clear
retour
clear
retour
clear
retour
clear
retour
clear