Cinq conseils pour réussir son projet de croissance externe

Vous souhaitez vous lancer dans un projet de croissance externe ? Une démarche ambitieuse qui peut booster le développement de votre entreprise, à condition de bien s’y prendre. La reprise de sociétés concurrentes ou complémentaires est en effet un projet complexe. Comment reprendre une entreprise ? Voici cinq conseils à suivre pour optimiser votre stratégie de croissance externe.

1. S’interroger sur le projet

 

Un projet de croissance externe est long et coûteux. Mieux vaut donc se poser les bonnes questions dès le début de la démarche, afin de s’assurer que le projet est bel et bien réaliste et adapté à votre stratégie de développement. Une bonne préparation est en effet la clé d’un projet de croissance externe réussi.

 

Voici une liste non exhaustive des questions à vous poser avant d’entamer votre reprise d’entreprise.

  • Pourquoi reprendre une entreprise ?
  • Quels changements suis-je prêt à accepter pour ce projet ? (horaires de travail, déplacements, etc.)
  • Est-ce que je bénéficie du soutien de mes proches ?
  • Quelles sont mes compétences pour ce projet ? (Recruter, être à l’écoute des clients, déléguer, motiver le personnel, etc.)
  • Combien de temps puis-je consacrer à ce projet ?
  • Est-ce que j’ai les moyens financiers suffisants ?

 

À noter : un projet de croissance externe peut continuer à peser sur le siège social de votre entreprise durant au moins deux ou trois ans à la suite de l’acquisition. Le temps de formation de vos collaborateurs et d’harmonisation de vos systèmes d’information, par exemple, n’est pas négligeable. Par ailleurs, la durée moyenne d’une reprise d’entreprise est de 6 à 18 mois.

 

2. Définir les critères de sélection de l’entreprise à reprendre

 

Dès que vous êtes certain de la faisabilité et du bien-fondé de votre projet, il convient ensuite de « filtrer » les entreprises à reprendre en précisant vos critères de recherche. La nature de votre cible doit correspondre à votre stratégie de croissance externe. Il est conseillé de définir notamment :

  • le secteur d’activité recherché – le même, complémentaire ou complètement différent du vôtre ?
  • la taille de l’entreprise, en chiffre d’affaires et en nombre de salariés ;
  • la zone géographique de l’entreprise – des déplacements fréquents entre les deux entités sont à prévoir les premières années ;
  • le type d’entreprise – entreprise familiale, qui jouit d’une bonne notoriété ou au contraire plutôt en difficulté, start-up, etc.

 

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3. Analyser et évaluer l’entreprise retenue

 

Dans un premier temps, lorsqu’une opportunité se présente, il est important de prendre le temps d’analyser l’entreprise visée. Lors de votre entretien avec le dirigeant qui souhaite céder sa société, profitez-en pour recueillir un maximum d’informations, telles que les points forts et faibles de l’entreprise, son activité et ses perspectives d’avenir, sa clientèle, le personnel de la société ou encore les différents postes stratégiques.

 

Cet entretien est également l’occasion de demander à l’entrepreneur pourquoi il souhaite céder sa société et selon quels délais. En fonction de la situation, une transition peut être envisageable ou non. Bien sûr, si les échanges sont concluants, il convient d’aborder le prix souhaité pour la cession de l’entreprise.

 

À la suite de cette analyse, il est nécessaire de réaliser un audit d’acquisition pour évaluer l’entreprise et détecter les risques liés au projet de croissance externe. Lors de cette étape, les données comptables et financières de l’entreprise retenue sont étudiées, ainsi que certains processus opérationnels si besoin. Ces étapes indispensables vous aident à faire votre choix :  poursuivre ou non les négociations pour l’acquisition.

 

4. Avoir conscience des risques

 

Une reprise d’entreprise exige un sacrifice principal qu’il est important de garder en tête tout au long de votre projet : une forte mobilisation de fonds. Il vous faudra peut-être avoir recours à un endettement considérable ou à une ouverture de capital.

 

Racheter trop cher l’entreprise à cause de la surévaluation des bénéfices, déstabiliser l’ensemble du groupe, être confronté à des doublons de postes et à des modèles de management différents ou encore faire face à une baisse de motivation de l’ensemble de vos collaborateurs sont des risques potentiels de tout projet de croissance externe dont il est important d’avoir conscience.

 

Ces risques sont bien sûr amoindris si le projet de reprise est bien préparé, mais il est préférable de les connaître pour éviter les mauvaises surprises.

 

5. Se faire accompagner

 

Pour être davantage clairvoyant sur votre projet, n’hésitez pas à vous faire aider par des professionnels indépendants tout au long de votre démarche. Il est conseillé de faire appel à un expert-comptable pendant la phase d’audit par exemple, tandis qu’un avocat peut vous prêter main forte pour étudier tous les contrats de travail.

 

Le fiscaliste, quant à lui, peut vérifier que l’entreprise que vous avez retenue est bien à jour de ses impôts, de ses taxes, etc. Pour le montage financier, rapprochez-vous de votre banque ou d’organismes spécialisés dans les reprises d’entreprises.

 

Sachez que la CPME du Rhône propose un programme subventionné par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, spécialement dédié aux projets de croissance externe, en une ou deux phases en fonction de l’avancement de votre démarche. Pour toute question, contactez Arnaud Lordet : alordet@cpmeauvergnerhonealpes.fr

 

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