La Métropole de Lyon s’apprête à voter une hausse de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) de 6%, représentant 15 millions d’euros supplémentaires ponctionnés sur les entreprises locales. La CPME du Rhône s’oppose fermement à cette décision, qui pénaliserait les PME et TPE du territoire.
Alors que les entreprises font face à une accumulation de charges et d’incertitudes économiques, cette hausse de la fiscalité locale est un signal négatif envoyé aux entrepreneurs. À l’heure où la Métropole affiche un budget en déficit, est-il judicieux de faire payer les PME plutôt que de chercher des économies ?
Cette décision pourrait intervenir dans un contexte où 166 chefs d’entreprise perdent leur emploi chaque jour en France, un chiffre record depuis 10 ans !
La CFE est une taxe sur l’outil de travail, que les entreprises doivent payer qu’elles fassent du bénéfice ou non. Cette hausse viendra frapper de plein fouet les artisans, commerçants, industriels, professions libérales et toutes les entreprises de proximité qui sont déjà fortement sollicitées par d’autres augmentations fiscales et réglementaires.
Avec un nouveau taux de plus de 30%, Lyon se positionnerait désormais au-dessus de la moyenne nationale aux alentours de 28 %.
Dans un contexte où les collectivités locales doivent veiller à préserver l’attractivité économique de leur territoire, cette augmentation placerait Lyon du côté des villes les plus taxées.
Cette hausse de la CFE s’ajoute à d’autres décisions récentes qui alourdissent la fiscalité locale des entreprises :
Les entreprises du territoire ne peuvent pas être la variable d’ajustement budgétaire de la Métropole.
Plutôt que d’augmenter encore les impôts locaux, la Métropole devrait rechercher des économies et des gains de productivité dans ses propres dépenses. Cette hausse de la CFE envoie un très mauvais signal aux chefs d’entreprise.
La CPME du Rhône en appelle à la responsabilité des élus métropolitains pour :
Nous demandons donc une suspension de tous projets d’augmentation et l’ouverture d’un dialogue avec les acteurs économiques pour trouver des solutions équilibrées, sans pénaliser l’activité et l’emploi local.