La gestion de trésorerie en temps de crise

La gestion de trésorerie est fondamentale dans la vie d’une entreprise. Mais en temps de crise, comment faire face et comment gérer cette trésorerie ? Quels sont les leviers à activer pour limiter l’impact d’une crise telle que celle du Covid, qui a brutalement et profondément affecté l’économie ?

Se projeter pour anticiper l’évolution de la trésorerie de l’entreprise

La gestion de trésorerie est une affaire quotidienne. En effet, la trésorerie d’une entreprise est d’une telle importance qu’il est nécessaire d’assurer un suivi journalier. En période de crise, comme c’est le cas actuellement avec l’épidémie de Covid-19, on prend plus que jamais conscience de l’importance de la trésorerie, véritable pierre angulaire de l’entreprise. Pour faire face à la crise et à ses impacts, il est nécessaire de dresser une cartographie de la situation en récoltant toutes les informations disponibles, afin de les synthétiser dans un plan de trésorerie dégradé à 6 mois, voire 12 ou 18 mois. Pour élaborer ce plan, il est nécessaire de regrouper toutes les informations financières dont vous disposez : dettes fournisseurs, dépenses à supporter telles que le loyer, les charges de personnel ou encore les emprunts bancaires. Ce plan de trésorerie devra permettre au dirigeant d’anticiper les conséquences de la crise. L’entreprise doit pouvoir payer la différence entre ce qu’elle a à régler dans les prochains mois et sa trésorerie si cette dernière n’est pas suffisante. Le plan de trésorerie permet donc d’identifier les points d’amélioration d’une part, et de pointer du doigt les éventuels dysfonctionnements d’autre part.

 

Comment sécuriser sa trésorerie ?

Dès lors que le plan de trésorerie a été établi, certains leviers vont vous permettre d’agir sur la trésorerie de l’entreprise.

Le report des investissements

Si les investissements, ainsi que certaines dépenses, peuvent être reportés pendant la durée de la crise, c’est un levier qu’il ne faut pas négliger. En revanche, si ces derniers ne peuvent être reportés avant une embellie, vous pourrez vous tourner vers d’autres plans de financement, à l’instar de la location avec option d’achat (LOA) ou de la location longue durée (LLD). Vous pouvez profiter de ces bouleversements dans votre plan de financement pour reconsidérer certains coûts fixes qui pourraient alors être transformés en coûts variables. C’est le cas par exemple si vous choisissez une flotte automobile en LLD plutôt que l’achat de véhicules.

 

Développer votre besoin en fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement (BFR) correspond au décalage de trésorerie entre les dépenses et les recettes de votre entreprise. L’entreprise dispose de trois leviers pour agir sur sa trésorerie. Dans un premier temps, l’entreprise peut optimiser le poste fournisseur en négociant les prix d’un côté, et les délais de l’autre. Mais il est indispensable de garder en tête que chaque entreprise est le fournisseur d’une autre société. C’est pourquoi il faut respecter les délais de paiement de vos fournisseurs malgré la crise actuelle. Au niveau de ses créances clients, l’entreprise peut optimiser le BFR en optant pour une facturation immédiate et en améliorant le suivi des paiements. Les temps de crise sont propices pour se débarrasser des clients toxiques qui paient à plus de quatre mois. Enfin, concernant les stocks nécessaires pour assurer l’activité de l’entreprise, il est préférable de travailler en flux tendu et d’assurer un suivi journalier des stocks

 

Utiliser les aides de l’État

À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Pour tenter de faire face à la crise du Covid, le gouvernement a mis en place de nombreuses mesures de soutien aux entreprises. Elles visent à les épauler en les aidant notamment à gérer leur trésorerie, et ce grâce aux reports de certaines charges et au renfort de trésorerie. Parmi ces mesures, on peut citer :

  • le décalage des échéances des loyers et des emprunts bancaires ;
  • le dispositif de chômage partiel ;
  • le décalage des impôts directs et des cotisations Urssaf ;
  • le report des factures d’énergie pour les plus petites entreprises (eau, électricité, gaz) ;
  • une aide mensuelle de jusqu’à 1 500 € pour les très petites entreprises, les commerçants, artisans, professions libérales et prestataires de service les plus touchés par la crise grâce au fonds de solidarité financé par l’État et aux aides régionales ;
  • un soutien de la Banque de France et de l’État en vue de négocier un rééchelonnement des crédits bancaires avec sa banque ;
  • la mobilisation de l’État à hauteur de 300 milliards d’euros pour garantir la trésorerie bancaire dont les entreprises pourraient avoir besoin en raison de la crise sanitaire.

 

Se projeter pour anticiper l’évolution de la trésorerie de l’entreprise

La gestion de trésorerie est une affaire quotidienne. En effet, la trésorerie d’une entreprise est d’une telle importance qu’il est nécessaire d’assurer un suivi journalier. En période de crise, comme c’est le cas actuellement avec l’épidémie de Covid-19, on prend plus que jamais conscience de l’importance de la trésorerie, véritable pierre angulaire de l’entreprise. Pour faire face à la crise et à ses impacts, il est nécessaire de dresser une cartographie de la situation en récoltant toutes les informations disponibles, afin de les synthétiser dans un plan de trésorerie dégradé à 6 mois, voire 12 ou 18 mois. Pour élaborer ce plan, il est nécessaire de regrouper toutes les informations financières dont vous disposez : dettes fournisseurs, dépenses à supporter telles que le loyer, les charges de personnel ou encore les emprunts bancaires. Ce plan de trésorerie devra permettre au dirigeant d’anticiper les conséquences de la crise. L’entreprise doit pouvoir payer la différence entre ce qu’elle a à régler dans les prochains mois et sa trésorerie si cette dernière n’est pas suffisante. Le plan de trésorerie permet donc d’identifier les points d’amélioration d’une part, et de pointer du doigt les éventuels dysfonctionnements d’autre part.

 

Comment sécuriser sa trésorerie ?

Dès lors que le plan de trésorerie a été établi, certains leviers vont vous permettre d’agir sur la trésorerie de l’entreprise.

 

Le report des investissements

Si les investissements, ainsi que certaines dépenses, peuvent être reportés pendant la durée de la crise, c’est un levier qu’il ne faut pas négliger. En revanche, si ces derniers ne peuvent être reportés avant une embellie, vous pourrez vous tourner vers d’autres plans de financement, à l’instar de la location avec option d’achat (LOA) ou de la location longue durée (LLD). Vous pouvez profiter de ces bouleversements dans votre plan de financement pour reconsidérer certains coûts fixes qui pourraient alors être transformés en coûts variables. C’est le cas par exemple si vous choisissez une flotte automobile en LLD plutôt que l’achat de véhicules.

 

Développer votre besoin en fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement (BFR) correspond au décalage de trésorerie entre les dépenses et les recettes de votre entreprise. L’entreprise dispose de trois leviers pour agir sur sa trésorerie. Dans un premier temps, l’entreprise peut optimiser le poste fournisseur en négociant les prix d’un côté, et les délais de l’autre. Mais il est indispensable de garder en tête que chaque entreprise est le fournisseur d’une autre société. C’est pourquoi il faut respecter les délais de paiement de vos fournisseurs malgré la crise actuelle. Au niveau de ses créances clients, l’entreprise peut optimiser le BFR en optant pour une facturation immédiate et en améliorant le suivi des paiements. Les temps de crise sont propices pour se débarrasser des clients toxiques qui paient à plus de quatre mois. Enfin, concernant les stocks nécessaires pour assurer l’activité de l’entreprise, il est préférable de travailler en flux tendu et d’assurer un suivi journalier des stocks

 

Utiliser les aides de l’État

À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Pour tenter de faire face à la crise du Covid, le gouvernement a mis en place de nombreuses mesures de soutien aux entreprises. Elles visent à les épauler en les aidant notamment à gérer leur trésorerie, et ce grâce aux reports de certaines charges et au renfort de trésorerie. Parmi ces mesures, on peut citer :

  • le décalage des échéances des loyers et des emprunts bancaires ;
  • le dispositif de chômage partiel ;
  • le décalage des impôts directs et des cotisations Urssaf ;
  • le report des factures d’énergie pour les plus petites entreprises (eau, électricité, gaz) ;
  • une aide mensuelle de jusqu’à 1 500 € pour les très petites entreprises, les commerçants, artisans, professions libérales et prestataires de service les plus touchés par la crise grâce au fonds de solidarité financé par l’État et aux aides régionales ;
  • un soutien de la Banque de France et de l’État en vue de négocier un rééchelonnement des crédits bancaires avec sa banque ;
  • la mobilisation de l’État à hauteur de 300 milliards d’euros pour garantir la trésorerie bancaire dont les entreprises pourraient avoir besoin en raison de la crise sanitaire.

 

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